En annonçant début janvier 2020 leur souhait de «se mettre en retrait de leurs devoirs royaux» pour gagner en indépendance, le prince Harry et sa femme Meghan Markle espéraient se tailler un rôle «progressiste» et sur mesure au service de la Couronne. Le couple pensait pouvoir développer ses activités personnelles tout en continuant à «collaborer» avec la reine. Mais il s'est avéré qu'on ne modernise pas si facilement une institution séculaire, et surtout, qu'on ne négocie pas avec la monarchie.
D'âpres discussions entre les Sussex, la reine et ses héritiers ont finalement abouti le 18 janvier à un accord qualifié de «Megxit dur» par les médias britanniques. Depuis, la duchesse et le duc sont entrés dans une phase de transition encore jamais expérimentée entre vie royale et vie civile. Provisoirement installés à Vancouver Island, au Canada, ils préparent avec le palais de Buckingham leur émancipation de la Firme, et planchent en solo sur le prochain chapitre de leur vie.
À partir de la fin du mois de mars, Harry et Meghan ne seront en effet plus considérés comme des membres actifs de la monarchie britannique. Ils ne pourront par conséquent plus faire usage de leur prédicat d'Altesse Royale, n'assureront plus de fonctions officielles et ne recevront plus d'allocation issue de fonds publics. Le couple s'est même engagé à rembourser l'argent provenant du contribuable ayant servi à la rénovation de leur résidence du Frogmore Cottage -soit une somme avoisinant les 2,8 millions d'euros... C'est le prix à payer pour acquérir leur liberté de vivre où ils veulent, lancer leur fondation selon leurs termes et gagner leur vie comme ils l'entendent. Mais avant cela, il leur reste à s'acquitter de quelques ultimes obligations envers la Couronne.